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ASA PNE

ASA PNE

Association pour le Suivi de l’Aménagement Paris Nord – Est


Statuts et Charte d'engagements

Modification de titre de l'association : modification statutaire de l'article 2 suite à l'assemblée générale du 8 mars 2016 :


Article 2 : Dénomination

Elle prend pour nom :

ASA Paris Nord-Est (Association pour le Suivi de l’Aménagement Paris Nord-Est).

 

STATUTS :  novembre 2008

Article 1 : Constitution

Il est constitué une association, régie par la loi du 1er juillet 1901 et ses textes d’application, entre les soussignés membres fondateurs et les personnes physiques ou morales qui adhèrent aux présents statuts.
Article 2 : Dénomination
Elle prend pour nom : ASA Paris Nord-Est 18 (Association pour le Suivi de l’Aménagement Paris Nord-Est 18).
Article 3 : Objet
L’association a pour but :
d'animer des groupes de travail constitués de représentants associatifs, de conseillers de quartier et de riverains désireux de se réunir, de réfléchir et de faire des propositions sur les projets d’aménagements urbains de Paris Nord-Est 18ème, soumis à concertation.
L’association a la volonté de s’inscrire dans une démarche citoyenne et participative pour établir un lien privilégié entre les habitants et les décideurs de projets.
Pour son fonctionnement, l’association s’appuiera sur le concours bénévole de professionnels dans les domaines tels que l’urbanisme, l’architecture, l’environnement, la sociologie ...

Article 4 : Siège social
Le siège social est fixé 3, rue du Canada – 75018 Paris.
Il pourra être transféré en tout autre lieu sur simple décision du conseil d’administration.
Article 5 : Durée
La durée de l’association est illimitée.
Article 6 : Composition – Cotisations
L’association se compose de membres fondateurs et d’adhérents.
Le montant de la cotisation annuelle est fixé par l’assemblée générale sur proposition du conseil d’administration.
Article 7 : Admission et adhésion
Pour faire partie de l’association, il faut adhérer aux présents statuts et s’acquitter de la cotisation dont le montant est fixé par l’assemblée générale sur proposition du conseil d’administration.
Les adhésions sont formulées par écrit, signées par le demandeur et acceptées par le conseil d’administration.
Article 8 : Perte de la qualité de membre
La qualité de membre se perd par la démission, le décès ou la radiation. La radiation est prononcée pour non paiement de la cotisation ou pour motif grave.
Article 9 : Ressources
Les ressources de l’association se composent des cotisations, de dons manuels et de subventions éventuelles.
Article 10 : Assemblée générale
L’assemblée générale est composée des membres fondateurs et des adhérents à jour de leur cotisation à la date de la réunion.
Elle est l’instance suprême de l’association dont elle définit les orientations.
Elle se réunit une fois par an et chaque fois qu’elle est convoquée par le conseil d’administration ou à la demande du tiers des membres de l’association.
Elle entend le rapport moral du président.
Elle entend et approuve le rapport d’activités et le rapport financier.
Elle désigne les membres du conseil d’administration et valide les comptes annuels. 
Toutes les délibérations sont prises à main levée à la majorité absolue des suffrages exprimés.
Le scrutin peut être secret s’il porte sur des personnes, s’il est demandé par le conseil d’administration ou par le quart des membres de l’assemblée générale.
La convocation à l’assemblée générale est envoyée au moins dix jours à l’avance avec l’ordre du jour  proposé par le conseil d’administration.
Après épuisement de l’ordre du jour, il est procédé au remplacement des membres du conseil sortant au scrutin secret.
Il est possible de se faire représenter à l’assemblée générale par un membre de son choix, muni d’un pouvoir écrit. Un mandataire ne peut détenir plus de deux pouvoirs.
Article 11 : Assemblée générale extraordinaire
L’assemblée générale a un caractère extraordinaire lorsqu’elle statue sur des modifications de statuts ou sur une dissolution de l’association.
Elle peut être convoquée sur demande du quart des membres et statue à la majorité des deux tiers des membres présents ou représentés.
Article 12 : Règlement intérieur
Le conseil d’administration arrêtera le texte d’un règlement intérieur qui déterminera les détails d’exécution des présents statuts ainsi que l’organisation administrative de l’association.
Article 13 : Conseil d’administration
L’association est dirigée par un conseil d’administration composé de six membres au maximum, élus par l’assemblée générale au scrutin uninominal à un tour.
La durée du mandat est de trois ans renouvelables.
Le conseil d’administration se réunit chaque fois que l’intérêt de l’association l’exige et au moins une fois par semestre sur convocation du président ou sur la demande de plusieurs de ses membres.
Les réunions sont dirigées par le président et les décisions sont prises à la majorité des suffrages exprimés des membres présents ou représentés.
En cas de partage, la voix du président est prépondérante.
Tout membre du conseil, qui sans excuse n’aura pas assisté à deux réunions consécutives, pourra être considéré comme démissionnaire.
Le conseil applique les décisions de l’assemblée générale et est investi des pouvoirs les plus étendus pour administrer l’association, dans la limite de son objet, et sous réserve des pouvoirs de l’assemblée générale.
Le conseil d’administration gère toutes les affaires de l’association, dans le respect des présents statuts et dans les termes et limites de la loi.
Après chaque assemblée générale, le conseil d’administration élit en son sein le président, le trésorier et si besoin, un vice-président et un secrétaire qui forment le bureau.
Le bureau est l’organe exécutif du conseil d’administration. A ce titre, il assure la gestion courante de l’association.
Le président représente l’association dans tous les actes de la vie civile, administrative et judiciaire.
Le trésorier élabore le budget qu’il soumet au conseil d’administration. Il est chargé de tenir la comptabilité de l’association. Il perçoit les cotisations et toutes recettes.
Il effectue tout paiement sous réserve de l’autorisation du président.
En cas de vacances, le conseil pourvoit provisoirement au remplacement de ses membres. Il est procédé à leur remplacement définitif par la prochaine assemblée générale.
Article 14 : Responsabilités des membres
Aucun membre de l’association à quelque titre que ce soit, n’est responsable personnellement des engagements ou procédures juridiques, contractés ou engagés par elle. L’ensemble des ressources de l’association seul en répond.
Article 15 : Dissolution et liquidation
La dissolution de l’association ne peut être prononcée que par l’assemblée générale, convoquée spécialement à cet effet et statuant aux conditions de quorum et de majorité de l’assemblée générale extraordinaire et ce, conformément à l’article 11 des présents statuts.
En cas de dissolution, les biens de l’association sont confiés à des liquidateurs nommés par l’assemblée générale et dont elle détermine les pouvoirs.
S’il y a lieu, l’assemblée générale dévolue l’actif net à tout mouvement ou association de son choix ayant un objet social similaire.
Article 16 : Formalités administratives
Le président, ou son représentant, est mandaté pour accomplir toutes les formalités de déclaration et de publication prévues par la loi du 1er juillet 1901 et par le décret du 16 août 1901, tant au moment de la création de l’association qu’au cours de son existence ultérieure.

Les membres fondateurs :Olivier ANSART, Mireille QUEHEN, Ricardo SUANES

Fait à Paris le 20 novembre 2008


 

                         Charte d’Engagements et d’orientations

                                      D’ASA Paris Nord – Est 18

 

 

 

1 : Préambule 

 

L’aménagement du secteur Paris Nord – Est constitue l’un des principaux enjeux urbains de l’agglomération parisienne pour la prochaine décennie.

Cette opération d’aménagement  de 200 hectares est la plus vaste sur Paris.

Elle modifiera sensiblement le paysage d’un territoire situé sur les 18e et 19e arrondissements de la capitale et  entrainera une nouvelle recomposition urbaine avec les communes limitrophes.

Dans ce contexte d’un profond renouvellement de la ville, les habitants et riverains de ces quartiers devront être écoutés et entendus.

 

La démarche de l’association est de s’inscrire dans la concertation qui va se mettre en place, de promouvoir la participation des habitants aux projets urbains qui les concernent, de les aider à exprimer leurs attentes et de peser sur les décisions qui engageront le devenir du territoire de Paris Nord – Est situé dans le 18e arrondissement.

Pour ce faire, le but de l’association, comme l’indique ses statuts, est d’animer des groupes de travail constitués de représentants associatifs, de conseillers de quartier et de riverains désireux de se réunir, de réfléchir et de faire des propositions sur les projets d’aménagements urbains qui seront soumis à concertation sur ces territoires.

 

Le périmètre d’intervention est situé entre la porte de la Chapelle et la porte d’Aubervilliers et comprend les opérations d’aménagements suivantes :

.Porte de la Chapelle,

.Stade des Fillettes/Gare des Mines,

.Chapelle International,

.Chapelle Charbon,

.Entrepôts du Boulevard Ney

…A ces opérations identifiées aujourd’hui pourront s’ajouter d’autres projets décidés ultérieurement sur ces territoires.

      

De nature indépendante, la structure associative a été créée à l’initiative d’habitants du secteur La Chapelle, animés par la volonté d’une démarche citoyenne et participative.

Son ambition est de proposer un espace de réflexion, de discussion et de proposition à celles et ceux qui souhaitent prendre leur destin en main et dessiner le paysage urbain de demain.

 

Au terme de ces considérations préliminaires, la charte d’engagements qui est proposée s’articule autour de trois chapitres que sont :

.les principes partagés, avec un schéma montrant ce que doit être le processus de dialogue et de participation. 

.l’esprit de la concertation,

.les enjeux du projet Paris Nord –Est.

 

 

2 : Principes partagés    

 

La charte repose sur des principes généraux qui doivent être partagés et admis par tous les membres de l’association.

L’association apportera en toute indépendance sa contribution à l’intérêt général par son caractère reconnu d’utilité civique et sociale. Elle fonde sa légitimité sur la participation libre, active et bénévole à un projet commun.

 

 Une volonté de participation :

 Par une motivation citoyenne, pour un plein exercice de l’action démocratique, comme un dialogue continu entre élus et citoyens au-delà de toute considération partisane.

 Pour la constitution d’un ‘’espace citoyen’’ qui doit être un lieu de confluence démocratique, un lieu ‘’sans murs’’ de l’échange et du débat.

Pour garantir l’échange et le débat au sein de cet espace, la qualité de l’information sera essentielle à la profondeur et à la pertinence de la réflexion et des propositions.

La participation des habitants à l’aménagement de leur cadre de vie est encore trop peu exploitée. Elle constitue pourtant un enjeu essentiel dans la perspective de développement durable.

 

Une volonté de dialogue :

Elle passe par une identification des acteurs, c'est-à-dire les personnes et organisations concernées par le projet commun :

.les acteurs ‘’traditionnels’’ d’une part, constitués des élus et des équipes opérationnelles (maîtres d’œuvres, services de la Ville, professionnels…) chargés de mener à bien le projet.

.les acteurs de la société civile d’autre part, constitués des associations, des groupements socio - professionnels, des riverains, des habitants et des usagers de l’espace public. Toutes les personnes qui doivent être associées à la démarche participative.    

Les conditions d’un vrai dialogue passent par la définition de règles et d’un code de bonne conduite avec l’intention farouche d’aboutir. Des règles qui impliquent le respect mutuel entre les différents acteurs, la prise en compte des points de vue et la volonté de ne jamais mettre l’interlocuteur devant une option ou alternative impossible pour lui…

 

Ce dialogue doit concourir au principe d’INTERET GENERAL déjà énoncé, en prenant bien soin d’écarter les intérêts particuliers, spécifiques ou catégoriels d’un groupe ou d’une association qui pourraient s’exprimer.

Le dialogue ainsi engagé doit converger vers des propositions constructives aboutissant à des solutions concrètes d’intérêt général.

Ce dialogue qui s’inscrit dans une véritable démarche de ‘’démocratie participative’’ s’exerce en toute INDEPENDANCE, en dehors de toute influence ou contrôle de partis politiques, de syndicats et de tous groupes de pression et d’intérêt quel qu’ils soient.


3 : L’esprit de la concertation

 

La concertation est un élément de la démocratie participative.

Depuis plusieurs années elle s’est très largement développée pour se rendre incontournable.

Ce processus collectif qui vise à enrichir les projets, à améliorer leur conception et à faire émerger de nouvelles propositions doit répondre à certaines règles pour garantir les résultats escomptés.

 

En premier lieu, l’association prend comme référence les principes de la Charte de la concertation proposée en 1996 par le Ministère de l’Environnement en reprenant à son compte ses principaux objectifs :

- Développer la participation des citoyens aux projets qui les concernent par l’information, l’écoute, l’échange et le débat ;

- Améliorer le contenu des projets et faciliter leur réalisation en y associant, dès l’origine, aux côtés du maître d’ouvrage le plus grand nombre d’acteurs concernés ;

- Fournir aux partenaires un code de bonne conduite définissant l’esprit de la concertation et les conditions de son déroulement.

 

Concertation et Dialogue sont deux notions intimement liées.

Pour faire un pont avec la volonté de dialogue énoncée précédemment dans les principes partagés, nous préciserons que l’esprit de la concertation repose sur l’écoute et l’échange comme bases du dialogue.

Il se fonde sur la tolérance et admet la pluralité des expressions.

 

Pour répondre à toutes ces exigences en les appliquant à Paris Nord - Est, nous demandons aux maîtres d’ouvrage de mettre en pratique les règles suivantes :

.La concertation doit commencer à l’amont des projets.

.La concertation doit être aussi large que possible, favoriser la participation et s’exercer de façon transparente.

.La concertation doit prendre en compte les notions d’échelle et de transversalité.

.La concertation doit être programmée à chaque phase du projet de manière à ce que les résultats soient pris en compte tout au long du processus décisionnel.

.La concertation doit être financée par le maître d’ouvrage et faire l’objet de suivis et d’évaluations indépendants et permanents (nomination d’un garant, élaborations de rapports et de bilans d’étapes…).

 

Les maîtres d’ouvrage mettront en place différentes instances correspondant à plusieurs niveaux de la concertation :

.un Comité permanent de concertation (CPC). Il sera l’élément fédérateur de l’ensemble des projets prévus sur le périmètre d’intervention. Il aura une vision d’ensemble des projets d’aménagement et s’assurera de leur cohérence en termes urbain, paysager et environnemental.

Ce Comité réunissant élus, institutions publiques et privées, associations, citoyens…aura une dimension intercommunale pour permettre un aménagement plus global, plus cohérent, plus solidaire et plus durable.

.des comités de concertation et de suivi par projet. A l’instar de ce qui a été mis en place sur Chapelle International, chaque projet d’aménagement devra faire l’objet d’un comité de concertation et de suivi spécifique. Il s’assurera de l’état d’avancement du projet et devra répondre autant que possible aux propositions et attentes exprimées par les habitants.

Des groupes de travail organisés de manière thématiques et /ou territoriaux permettront d’approfondir et d’enrichir la réflexion sur une problématique donnée.   

Pour son fonctionnement, ces groupes pourront s’appuyer sur le concours de professionnels et d’experts.

Ces instances seront ouvertes le plus largement possible aux représentants associatifs, aux conseillers de quartier et à tous riverains ou usagers qui en feront la demande.

En outre les participants à ces instances s’engageront dans la durée de la concertation en termes de disponibilité, de constance et d’assiduité.

A côté de ces instances, des réunions publiques seront organisées périodiquement afin de permettre à un public plus large de s’informer et de suivre l’évolution des projets d’aménagements.   

Ces réunions doivent donner ‘’une vision claire du contexte et des objectifs du projet’’.

 

De son côté, l’association s’engage à favoriser cet esprit de la concertation en établissant, par son objet, un lien privilégié entre les habitants et les décideurs de projets.

     

 

4 : Les enjeux du projet Paris Nord -Est :

 

Comme il a été indiqué précédemment, le secteur Paris Nord – Est constitue l’un des enjeux majeurs pour l’agglomération parisienne. Il l’est en termes de renouvellement urbain mais aussi de cohésion sociale, de développement économique et de liaison urbaine avec les communes périphériques.

Il suscite un grand espoir pour un nouveau mode de développement de la ville, plus solidaire, transversal et générant de nouveaux ‘’territoires de projets’’ intégrant les communes voisines (ex : projet intercommunal de Paris/Plaine Commune du stade des Fillettes/Gare des Mines).

Ces territoires de projets doivent être encouragés dés lors qu’ils répondent à une approche plus cohérente en termes de désenclavement, d’équilibre social, de pôles de développement économique, d’axes de circulation...

A Paris, ce sont précisément en bordure de couronne, de part et d’autre du périphérique, que ces territoires de projets sont possibles en raison de friches et d’emprises industrielles ou ferroviaires à reconvertir.

Ce secteur du nord est parisien recèle des potentiels fonciers, des énergies économiques et sociales qui ne demandent qu’a être exploitées. 

Six ans après le lancement des premières études, Paris Nord – Est entre dans sa phase opérationnelle.

Pour une ville, son ambition principale est d’assurer la qualité de vie de ses habitants et usagers. Cette ambition ne peut se réaliser qu’à travers l’aboutissement d’un certain nombre d’enjeux thématiques que nous allons tenter de cerner :

 

4.1 : Cadre de vie et Environnement :

 

Les questions touchant au cadre de vie et à l’environnement sont au cœur des préoccupations d’aujourd’hui.

La ville du 21e siècle que nous devons construire ou reconstruire doit prendre en compte les concepts liés à l’évolution des modes de vie et doit faire l’objet d’une véritable réflexion stratégique prospective. Car il ne faut pas reproduire les erreurs du passé aboutissant à un urbanisme de ghettos, déshumanisé et destructeur.

Aujourd’hui l’enjeu essentiel est de trouver, sur un même territoire, le juste équilibre entre densité urbaine et densité paysagère.

La densité urbaine devant être avant tout une ‘’densification de vie’’ intégrant toutes les composantes de la ville (logements, équipements publics, espaces verts, commerces de proximité…).   

Puis la qualité du cadre de vie ne pourra être respectée que si l’exigence environnementale est au rendez-vous.

Cela implique que tous projets urbains devront s’inscrire dans une démarche de développement durable avec la création d’éco-quartiers, l’utilisation de bio – matériaux et d’énergies renouvelables.

 

4.2 : Architecture et formes urbaines :

 

.Identité et patrimoine : sauvegarder et valoriser le patrimoine architectural et industriel avec une réelle évaluation de ses potentialités de réhabilitation dans le cadre d’une réflexion globale impliquant leur valeur mémorielle et culturelle.

.Envisager la réhabilitation plutôt que la démolition/reconstruction. Ce principe ne remet pas en cause la possibilité de nouvelles expressions architecturales fortes dans la mesure où celles-ci respectent le tissu urbain et l’identité des quartiers.

.Le renouvellement urbain doit se faire dans le contexte du ‘’quartier’ avec sa variété architecturale et toutes ses fonctions et usages avec une étude approfondie des éléments formels et spatiaux qui les structurent, notamment en considérant le rôle essentiel et universel de la rue.

.La question des hauteurs ne doit pas être abordée de façon dogmatique. Elle doit être envisagée de façon pragmatique sous l’angle d’opportunités urbaines, géographiques, économiques, sociales et environnementales.

 

4.3 : Equilibres sociaux :

 

Il y a derrière les notions d’ ‘’équilibres sociaux’’, l’idée de mixité ou même d’harmonie sociale.

Nous savons que le problème du logement est crucial sur Paris mais pas seulement. C’est une question qui concerne toute la région parisienne et à l’avenir, cette question ne pourra pas être traitée qu’à travers le seul territoire parisien aux limites du périphérique. L’enjeu est francilien et doit trouver, nous semble-t-il, des réponses à l’échelon d’un futur Grand Paris ou de Paris Métropole dont il faut encore dessiner le cadre et les contours.

Avec l’objectif de 20% de logement social à Paris à l’horizon 2014,  les ‘’équilibres sociaux’’ c’est aussi la réflexion d’une meilleure répartition du logement social sur les territoires et d’un rééquilibrage du nord-est vers l’ouest parisien.

Enfin, les ‘’équilibres sociaux’’ c’est la possibilité de faire cohabiter sur un même territoire des catégories de population diverses tant sur le plan culturel que sur le plan socio-économique.

La pression immobilière et la crise financière de ces derniers mois ont entrainé le départ de plusieurs catégories de populations vers une banlieue parfois lointaine.

A Paris, nous observons depuis plusieurs années la migration des classes moyennes, de familles vers d’autres territoires éloignés de la capitale, plus accessibles financièrement. Cette situation engendre des déséquilibres sociaux qui fait que la ville, si elle ne prend pas rapidement des mesures appropriées, ne sera composée, à terme, que de populations ‘’aisées’’ et de populations ‘’aidées’’.

Sur Paris Nord – Est, les programmes de logements seront importants et dans des secteurs déjà très densifiés.

L’équilibre social à Paris Nord – Est, ce doit être une diversité d’habitats équitablement répartie entre les différents types que sont le logement social, le locatif privé, l’accession à la propriété…et en prenant bien soin d’insérer l’ensemble dans la ‘’densification de vie’’ évoquée au chapitre « Cadre de vie et Environnement ».      

 

4.4 : Développement économique :

 

La région parisienne est la plus riche de France. L’Ile de France représente près de 30% de la richesse nationale mais avec de nombreuses disparités territoriales.

Ces dernières années, Paris a reculé sur le plan économique et a perdu de nombreux emplois.

La revitalisation économique de Paris passe par ces territoires en zone périphérique qui ne demandent qu’à être réhabilités et exploités. Ainsi Paris Nord –Est avec ses terrains, ses entrepôts, ses friches industrielles représentent des gisements d’activités et d’emplois considérables.

Ce sont des opportunités pour développer le concept de ‘’territoires de projets’’ évoqué précédemment, de pôles économiques qui peuvent être aussi des pôles de compétence, notamment, dans les domaines de la création et de l’innovation technologique.

Le redéploiement économique de ce secteur permettra de repousser la mono-activité qui a trop tendance aujourd’hui à s’installer dans nos quartiers du nord-est parisien. Avec l’apport de nouveaux habitants et usagers, une offre diversifiée de commerces de proximité devra être proposée.

Enfin, c’est sur le plan économique que la notion d’intercommunalité peut pleinement jouer son rôle. Des projets communs entre Paris et ses voisins de la communauté de Plaine Commune devront être suscités et encouragés.

Cette dynamique de renouvellement urbain en matière économique sera de nature à créer les conditions d’une zone d’aménagement de dimension européenne et internationale.

 

4.5 : Mobilité et déplacements :

 

Nous comprenons par ‘’Mobilité’’ tout ce qui correspond aujourd’hui à la « civilisation de l’échange » c'est-à-dire les réseaux, les transports, les communications, l’informatique…

L’enjeu de la mobilité et des déplacements est déterminant dans nos sociétés modernes et un projet urbain ne peut être conçu sans que soient prises en compte les questions d’infrastructures de transport et de systèmes de communication.

Dans la perspective d’un secteur ou d’un quartier ‘’durable’’, nous pensons que cette question de la mobilité doit être considérée le plus en amont possible du projet urbain, par la réalisation préalable d’études et de schémas de déplacements.

L’emprise de Paris Nord - Est bénéficie d’une bonne accessibilité. Elle se trouve en bordure de périphérique, à proximité de l’aéroport Roissy/Charles de Gaulle, des autoroutes A1/A 86 et des gares du Nord et de l’Est.

Localement, la desserte en transports en commun va sensiblement se développer avec :

.L’arrivée fin 2012 du tramway T3 porte de la Chapelle.

.Le prolongement de la ligne 12 du métro jusqu’à Mairie d’Aubervilliers.

.La construction pour fin 2013/2014 de la gare Eole Evangile dans le secteur de la porte d’Aubervilliers en limite des 18e et 19e arrondissements.

Cette gare sur la ligne E du RER sera un véritable ‘’pôle intermodal’’ avec des connections tramways T3 et T8 permettant de faire le lien avec St Denis, Epinay, Villetaneuse…

Enfin toutes les circulations ‘’douces’’ devront être encouragées et il y aura lieu de développer les ‘’traverses’’ RATP pour couvrir l’ensemble des nouveaux territoires de Paris Nord – Est.

A ces nouvelles infrastructures de transports, s’ajoute le projet de la ligne CDG Express qui reliera la gare de l’Est à Roissy en 20 mn et passera au cœur de Paris Nord – Est. Ce projet aura un impact considérable sur l’aménagement du site, c’est pourquoi, comme le recommande la commission d’enquête, nous demandons l’enfouissement de cette ligne au niveau de la porte de la Chapelle.

Pour redonner une âme à ce secteur de la porte de la Chapelle et répondre au réaménagement global du site en termes d’accessibilité routière, l’échangeur avec l’A1 devra être entièrement reconfiguré et restructuré.

Une couverture du périphérique, même partielle, doit être envisagée pour relier Paris à la banlieue et offrir une autre ‘’couture’’ urbaine et paysagère.

 

Les nouvelles infrastructures liées à la mobilité et aux déplacements, la mise en place d’un réseau performant de transports en commun de conception ‘’durable’’ entraineront le désenclavement de ce secteur et permettront d’assurer sa requalification urbaine et son développement économique.

  

4.6 : Paris Métropole et intercommunalité :

                       

Paris Nord – Est, un enjeu majeur de l’aménagement métropolitain certes, mais dans un contexte de débat intense sur l’avenir de Paris avec de nouvelles frontières géographiques et administratives.

Il est vrai que Paris semble à l’étroit avec un peu plus de 2 millions d’habitants sur son territoire de 105km². 

A ce stade du débat, notre association n’a pas vocation à prendre parti pour telle ou telle organisation de la future agglomération parisienne. L’Etat, les collectivités locales, les équipes d’architectes/urbanistes…s’en chargent et ont vocation à faire des propositions.

Chacun met ses idées sur la table et y va de ses annonces avec en toile de fond l’épineuse question de la gouvernance.

Pour les uns, c’est Paris Métropole avec la création d’un syndicat mixte ; pour les autres c’est plutôt le Grand Paris ou Région Capitale avec son schéma directeur...

Pour nous, habitants, usagers de Paris et de la banlieue, la réalisation du Grand Paris commence par la concrétisation de projets d’aménagements urbains. Paris Nord –Est est l’un deux et sans aucun doute l’un des plus emblématiques.

Ces projets doivent contribuer à donner une nouvelle dimension et une nouvelle image de la ville.

Le développement de l’intercommunalité et la création de ‘’territoires de projets’’ constitueront les premières réponses aux inégalités et disparités observées entre l’est et l’ouest d’une part, le nord et le sud d’autre part  de la ‘’Région Capitale’’.

 

 

L’esprit de la charte d’ASA Paris Nord – Est 18 se fonde sur deux axes principaux :

1- Des engagements sur des principes partagés et une méthodologie sur le processus de concertation,

2- Des orientations sur des enjeux fondamentaux qui sont autant de critères pour bâtir la ville de demain.

Ce texte a pour ambition de proposer des pistes de réflexion à celles et ceux qui adhèrent à notre démarche associative.

Elles permettront de guider notre action dans les débats suscités par l’aménagement de Paris Nord – Est.  

Des débats où l’habitant et l’usager auront toute leur place afin que leurs attentes et leurs rêves puissent s’exprimer sur des choix qui les concernent directement.

Certains enjeux engagent durablement l’avenir et Paris Nord – Est en est un. ‘’Ces enjeux doivent faire l’objet de décisions partagés, qui ne peuvent être réservées aux seuls élus et politiques’’ (conclusion de la conférence citoyenne ‘’Paris Demain’’ de février 2008).   

 

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